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« De nouvelles bulles se préparent »

 

Extraits d’articles des Echos.fr 

Le président du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild estime que les principaux facteurs déclencheurs de la crise se sont aggravés depuis.  (…)

Les stock-options vous paraissent-elles constituer un mode de rémunération plus vertueux que les bonus ?Sans aucun doute, parce que ce sont des rémunérations variables de long terme. Dans l’ordre de vertu croissante si j’ose dire, il y a le salaire fixe, le bonus, l’attribution gratuite d’actions et les stock-options. La tentation qu’ont certaines banques de remplacer tout ou partie du variable par une augmentation du fixe me paraît suicidaire. Beaucoup d’établissements n’y survivraient pas, à commencer par les banques à taille humaine. 

Vous êtes très favorable à la généralisation des stock-options. Pour quelles raisons ?

Parce que la France a un sérieux problème de compétitivité depuis une quinzaine d’années, lié bien sûr aux 35 heures et à une pression fiscale trop forte, mais aussi à l’insuffisance des investissements réalisés par les entreprises et l’Etat. D’où l’intérêt du grand emprunt ! Pour que les entreprises investissent, il faut que tous les salariés y trouvent leur compte. Or, la concentration des stock-options sur quelques-uns explique le grand écart survenu entre les salaires des dirigeants et les autres depuis les années 1980. Il serait donc idéal d’attribuer des actions à tous les salariés, même si je mesure que ce n’est pas si simple. Nous l’avons fait il y a dix ans au sein de La Compagnie Financière. C’est évidemment plus compliqué dans les PME que dans les grands groupes cotés, mais il y a des solutions. Je ne comprendrais jamais que la gauche ne défende pas vigoureusement ce mode de rémunération, payé par les actionnaires aux salariés, et donc éminemment progressiste. 

Ne faut-il pas cependant revoir les conditions d’exercice des stock-options attribuées aux dirigeants, pour éviter les soupçons de délit d’initié ?

Oui, absolument. La règle actuelle demandant aux dirigeants de conserver un tiers des options attribuées ne suffit pas. Il faudrait que la cession de leurs actions par les managers soit soumise à des règles de grande transparence et étalée sur plusieurs années, même s’ils ont déjà quitté l’entreprise. 

(…)  

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