StockWorld
Depuis quelques jours, nous “les stockés” (petit monde de cadres dont la population avoisinne les 300.000 personnes soit environ 1% de la population salariée), ceux qui bénéficiont du régime particulier des stock-options, sommes montrés du doigt par la classe politique.
On peut en effet comprendre que dans cette société où il est difficile de survivre avec 1000 ou 1500 euros de salaire mensuel, gagner tant d’argent en une seule fois même virtuellement dans un premier temps peut choquer l’opinion publique.
La polémique sur les stock-options a débuté dans un contexte social difficile, crise des banlieues, baisse du pouvoir d’achat des français, crise économique, sans compter l’actualité sinistre déverser dans les foyers via les journaux télévisés de 20H !
Face aux polémiques (et aux dérives) qui avaient d’ailleurs déjà commencé du temps de Jaffré, les parlementaires n’avaient d’autres choix que de réagir et c’est ce qu’ils on fait en 2006 et 2007.
Pendant cette période, nous les “stockés” devions longer les murs, cacher à nos amis notre fortune capitalistique de peur de se faire radier de leur carnet d’adresses. Le couperet est tombé lorsque Edouard a mis son grain de sel
… Extraits de ses mesures : « Les mesures envisageables pourraient viser à renforcer l’information des actionnaires sur les rémunérations des dirigeants d’entreprises, ainsi que sur le rôle et l’activité du comité des rémunérations, grâce à un rapport soumis à l’assemblée générale ; prévoir la gestion des options par un mandataire extérieur à l’entreprise, qui ferait périodiquement un rapport sur l’effet patrimonial des stock options pour leurs bénéficiaires ; interdire la levée des options par les dirigeants d’entreprises pendant l’exercice de leurs fonctions : interdire aux mandataires sociaux en poste la vente de leurs actions acquises au titre des stock options ou prévoir que ceux-ci soient à défaut tenus d’en conserver une certaine proportion fixée par l’Assemblée générale extraordinaire ; prévoir, pour empêcher le système d’achat-vente virtuel des actions, générant une plus-value, un délai suffisamment long entre l’ordre de cession de l’action acquise grâce à l’exercice de l’option et l’exécution de cet ordre, de manière à interdire aux dirigeants et mandataires sociaux les opérations de levée d’option et vente des actions correspondantes dans la journée ; réintégrer les stock options dans le droit commun en réservant le régime fiscal le plus favorable aux seules options délivrées dans le cadre de plans largement ouverts au personnel de l’entreprise ; rééquilibrer l’intérêt des stock options et des attributions d’actions en demandant aux dirigeants d’entreprise d’opter, lors de leur entrée en fonction, pour l’un ou l’autre de ces deux dispositifs. »
Là il devenait même impensable d’annoncer à son épouse les 10.000 actions que vous veniez de recevoir !
Quelques mesures de ces préconisations ont été mises en place en 2007.
Et Puis Puis Puis …plus rien !!! Ca y est, le soleil brille de nouveau, le stocké peut, après s’être fait grondé par les parlementaires, de nouveau marcher la tête haute (du moins en conservant tout de même son secret).
Les politiques ont montré à l’opinion qu’il s’était emparé du problème des stock-options et tout le monde est content…
Et voila nous en sommes là, après Jaffré, Messier, Forgead et Compagnie, la vie va reprendre son cours normal jusque…
Vous retrouverez dans la catégorie “Stockworld”, toutes les informations concernant l’environemement des stock-options et attributions gratuites d’actions (statistique, débat, humeur, humour …)












