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Pour ou contre les stock-options ? article des Echos du 24 octobre 2007

 Jean-René Boidron, vice-président de Croissance Plus, et Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais, étaient hier soir les invités de l’émission « Y a de l’éco » sur Public Sénat en partenariat avec « Les Echos ». Ils réagissaient au projet de la majorité d’alourdir la taxation des stock-options, sur fond de polémique suscitée par l’affaire EADS.Jean-René Boidron. Dans les PME, le meilleur moyen d’attirer les salariés n’est pas la participation ni l’intéressement, puisque l’entreprise a très peu d’argent à distribuer, ce sont les stock-options.Jean Peyrelevade. Qu’on fabrique des stock-options jusqu’à la première cotation, très bien. Mais, une fois que l’entreprise est cotée et que l’une de ses fonctions est de fabriquer régulièrement du bénéfice, les stock-options deviennent un très mauvais système… Chaque fois qu’une stock-option est exercée par un président ou un directeur général, il s’ensuit, pour des raisons éventuellement complètement extérieures, une chute du cours de Bourse, qui fait que la totalité du management devient alors suspecte. La stock-option fabrique automatiquement de la suspicion.

J.-R. B. Les gazelles ne deviennent pas du jour au lendemain des éléphants. Cotées en Bourse, elles ont encore besoin des stock-options. Il ne faut pas les supprimer. Vous êtes trop radical. Si l’ont veut moraliser le système, il suffit de dire que tout dirigeant, même salarié, doit déclarer au préalable les stock-options qu’il souhaite lever à terme et décider que ces stock-options seront levées selon tel calendrier, sans qu’il ait connaissance du cours de Bourse.

J. P. J’admire l’inventivité bien française qui consiste, lorsqu’un problème est compliqué, à le rendre encore plus compliqué. Si l’on prend le cas d’EADS, ce sont 1.000 personnes qu’il aurait fallu soumettre à un calendrier automatique. Jolie bureaucratie ! J’ai une solution beaucoup plus simple : pourquoi ne pas reconnaître au conseil d’administration des sociétés cotées la capacité de répartir librement entre tel ou tel membre du personnel une proportion X du profit ? A ce moment-là, il n’y a plus de contestation possible puisque le profit est connu de tout le monde

J.-R. B. A propos d’inventivité, je suis surpris de découvrir les nouvelles initiatives fiscales sur le sujet, car je ne connais pas un outil qui soit plus fiscalisé que les stock-options. Aujourd’hui, le prélèvement est de 41 % sur la plus-value. Vouloir y ajouter une nouvelle contribution sociale, comme le souhaite la majorité, est tout à fait déraisonnable.

J. P. Tous les revenus doivent contribuer au financement de la protection sociale. Au nom de la solidarité, cela me paraît normal. Encore faudrait-il que nous disposions d’informations précises sur ce sujet. J’invite la Cour des comptes à faire ce travail, à dire quel est aujourd’hui le niveau des prélèvements fiscaux et sociaux catégories de revenus par catégories de revenus. Cela permettrait de prendre les décisions en toute connaissance de cause, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

 

En savoir plus : http://www.lesechos.fr/

 

Bonne journée

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Nous avons créé ce blog sur l'épargne salariale et sa fiscalité en 2006. Nous sommes 4 fiscalistes d'entreprise. Nous avons également créé une plateforme d'assistance fiscale en ligne en 2006 ... www.joptimiz.com
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